La Mauritanie est indépendante depuis le 28 novembre 1960 et Daniel débarque en Mauritanie en mars 1962, pour un séjour de 17 mois, jusqu’en août 1963, dans le cadre de son service militaire.
Il est au "Groupement Saharien N° 1", dans les troupes d’infanterie de marine, affecté à l’Etat-major, 3e bureau basé au camp Lecocq à Atar. Il en a ramené ces souvenirs photographiques.
Il n’y a aucun touriste, les seuls européens rencontrés sont des militaires appelés ou de carrière.

- Timbre poste de la proclamation de l’indépendance
- La Mauritanie est indépendante depuis 15 mois lorsque Daniel arrive à Atar

- Palmier de l’indépendance en 1962
- Le palmier et Daniel ont encore fière allure. En arrière plan, des enfants jouent au foot pieds nus.

- Palmier de l’indépendance en 1963
- Un an après, le palmier a bien moins résisté à la sécheresse que Daniel .

- Place principale d’Atar
- Espace entre le camp militaire français Lecocq et la ville. Pas de voiture, quelques vélos

- Préfecture d’Atar
- C’est le jour de la fête de l’indépendance avec beaucoup de monde dans les rues

- Le bureau des PTT d’Atar

- Commissariat de police d’Atar

- Bureau des douanes d’Atar
- Un douanier ne savait pas comment dédouaner une caisse de champagne qu’un copain d’Epernay avait reçu pour son anniversaire car le mot champagne ne figurait pas dans sa liste. Le problème a été résolu facilement en la déclarant sous la rubrique la plus proche, soit "champignon"

- Chapelle catholique d’Atar
- La messe était une sortie qui nous changeait de la vie militaire bien que fréquentée que par des militaires. J’ai joué aux cartes dans cette chapelle avec l’archevêque de Dakar.

- Une rue d’Atar après la pluie
- Une pluie récente exceptionnelle a laissé une flaque dans la rue. Toutes les maisons sont en pisé, pas d’ouverture, sauf la porte toujours fermée, mis à part les échopes d’artisans(couturiers, forgerons, ...) qui ont une large ouverture par laquelle on peut les voir travailler et surtout qui leur apporte un peu de lumière.

- École coranique
- Les enfants assis par terre, tous des garçons, apprennent des versets du Coran sous une simple tente dans une rue.

- Artisan couturier
- L’artisan cout une tassoufra, accroupi à même le sol dans son atelier

- Artisan bijoutier-forgeron
- Seule photo en couleur du reportage : L’artisan dans son échoppe est en train de forger une chevalière, réalisée à partir d’une pièce de monnaie en argent, pour Daniel sous son regard étonné et admiratif.

- Le marché d’Atar
- Toujours beaucoup de monde et beaucoup de mouches sur la viande des bouchers

- Le marché au chameaux d’Atar
- Les acheteurs discutent ferme

- Jardins à Atar
- Avec de l’eau, on est surpris de voir ce qui peut pousser dans le désert. Ici des jardins irrigués en bordure de la ville d’Atar.

- Du blé à Atar ?
- Oui, ce n’est pas un mirage, Daniel est assis au milieu d’un champ de blé en herbe. Un vrai bonheur d’être au milieu de la verdure.

- Périphérie d’Atar
- Quelques tentes bordent encore les maisons en pisé, puis c’est le désert.

- La Batha coule !
- C’est une rumeur qui se répand rapidement et qui attire la foule sur les bord de l’oued qui longe Atar. Hélas, cela ne s’est produit qu’une fois par an durant mon séjour, et cela n’a duré qu’un jour ou deux.

- Cérémonie du thé
- Carte postale. C’est l’image typique du pays. Je ne l’ai jamais vécu de cette façon, mais plus simplement, au cours de bivouacs, avec des militaires mauritaniens.

- Goumier avec sa famille
- Carte postale

- Tente nomade
- Carte postale

- Camp nomade - carte postale

- Enfants nomades
- Carte postale

- Entrée du camp Lecocq
- C’est le camp de l’infanterie de marine de l’armée française, composée d’appelés exclusivement européens et de militaires de carrières européens avec une majorité de mauritaniens et d’africains, de toute l’Afrique noire, de Madagascar et de l’Inde. Un peloton de l’armée de l’air française est basée à l’aréoport militaire. L’armée mauritanienne à un camp spécifique dans une autre partie de la ville, dans laquelle quelques français, en uniforme mauritaniens, sont incorporés à titre de coopération et d’assistance.

- Entrée du camp Lecoq
- Daniel pose devant l’entrée du camp. A l’arrrière plan, Baly Ould Amhed Fall, le chauffeur du capitaine du 3ème Bureau de l’Etat-major d’Atar, de garde à l’entrée du camp ce jour là , salue pour la photo

- Etat major du camp Lecocq
- Le Bâtiment est en pisé. Une coursive ombragée court au premier étage. Daniel y travaille au 3e bureau et s’aménage une chambre dans un local du rez-de-chaussée. C’était mieux isolé que les chambrées dans les barraques avec murs en plots et toit en tôle.

- Plaque commémorative
- Le Colonel Gouraud, "pacificateur de l’Adrar", a installé son PC dans le bâtiment de l’Etat major en 1909. Daniel pose devant la plaque commémorative.

- Place du rapport du camp Lecocq
- Salut au drapeau, appel et rapport tous les matins sur cette place ombragée. Au fond, mur d’un monument avec plaques commémoratives de batailles et noms des militaires tués durant les opérations et combats de : Azoufiga 17 juillet 1923, 8 tués - Réola en 1937, 20 tués - Ecouvillon 10-23 février 1938, 7 tués, Argueilt et Rachba 10 mars 1908, 2 tués - l’Adrar 1908-1909, 4 tués.

- Type de bâtiments du camp Lecocq
- A gauche le seul bâtiment en pierre de taille, celui du commandement de compagnie. Au fond en premier plan type de la majeure partie des bâtiments en plots et toit en tôle dans lequels sont logés les militaire et differents services. Au fond en arrière plan, l’Etat major en pisé. Le camp Lecocq est en grande partie ombragé par une plantations d’arbres (une espèce d’acacia ? ) réalisée quelques dizaines d’années auparavant

- Camp des africains en famille
- Les militaires africains qui vivent avec femmes et enfants sont hébergés dans un camp mitoyen, constitué de petites maisons en pisé .

- Militaire de l’armée mauritanienne
- Ce militaire en uniforme de l’armée mauritannienne s’était joint à notre convoi en route pour Nouakchott. Au fond, le chauffeur de notre Power Wagon Dodge 4x4 devait s’arrêter souvent pour remettre de l’eau dans le radiateur.

- Militaires mauritaniens
- Un détachement de l’armée mauritanienne, après une cérémonie pour la fête de l’indépendance à Atar.

- Caravane
- Nous croisons sur la piste une caravane qui semble sortir de nulle part et aller nulle part. Mais si nous on ne sait pas, elle le sait.

- Oasis d’Agueni
- C’est le paradis, quand on arrive au bord de l’eau, après s’être tapé le voyage en chameau depuis Atar.

- Le train de la MIFERMA
- Timbre poste avec cachet du premier jour : Ce train minier de plus de 2,5 kilomètres de long transporte du minerai de fer. Il parcourt en 12 heures les 700 kilomètres qui séparent les villes de Zouerate où est extrait le minerai, de Port-Étienne (Nouadhibou) où le minerai est chargé sur des bateaux . Les voyageurs peuvent voyager gratuitement sur les wagons. MIFERMA = MInes de FER de MAuritanie

- Choum
- Un groupe de nomades attend le passage du train de minerai de fer à Choum, proche du Sahara espagnol. Il pourra grimper sur un wagon pour continuer son voyage.

- Aéroport d’Atar
- 22 aout 1963 : c’est le départ d’Atar. Les libérables embarquent dans un Nord Atlas, direction Dakar. C’est la fin d’un séjours de 17 mois en Mauritanie. Reste cette série de photos souvenirs qui évoquent beaucoup de nostalgie chaque fois que je m’y replonge.







