De décembre 1908 à juin 1909, le Colonel GOURAUD a pris le commandement de la colonne de l’Adrar et a eu comme principal adversaire MA’AL-AININ le marabout de Smara.

- La prévoté
En mai 1933, un poste permanent a été installé dans la SBKHA D’IDJIL appelé FORT GOURAUD. Il aurait été réalisé par la Légion étrangère ou les troupes Méharis, puis il a été occupé par le 12ème Escadron Saharien de Découverte et de Combat (E.S.D.C), infanterie de Marine, jusqu’au 3ème trimestre de 1965, date à laquelle il a été remis à l’armée Mauritanienne.

- La borne kilométrique du fort

- Fort Gouraud
- Entrée principale du fort avec son champ de mines
Le fort était constitué de deux enceintes :
- La première avec les dortoirs, cuisine, mess, prison...
- La seconde (un petit fort dans le fort) avec l’arsenal et la radio. Le fort était construit en terre et pour sa protection extérieure un champ de mines le cernait .

- Révision des camions

- Préparation des véhicules pour une sortie en brousse
- 12ème escadron saharien de découverte et de combat
La vie au fort était rythmée par des horaires adaptés à la chaleur ambiante : travail de 8h00 à 11h00 puis de 16h00 a 19h00. Nous étions chargés de l’entretien des camions et du fort. Nous effectuions des patrouilles jusqu’à la frontière voisine du Maroc Espagnol.

- Vue intérieure du fort

- Patrouille dans le désert
Nous étions ravitaillés par voie aérienne une fois par semaine. Pour l’eau un camion citerne faisait deux rotations par jour compte tenu de la distance pour aller la quérir .

- Arrivée de l’avion à Fort-Gouraud
Notre mission consistait à surveiller la frontière entre le Maroc Espagnol et la Mauritanie. Par la suite nous avons assuré la sécurité de la mine de fer (la MIFERMA). Cette dernière à été nationalisée quelques années après notre départ.

Le fort était composé d’une cinquantaine d’hommes. Le plus haut gradé dans le fort était un Lieutenant. Nous avions environs 13 camions répartis de manière identique sur 2 escadrons à savoir, par escadron :
- De marque Dodge : 1 camion avec canon de 75 sans recul (le camion du chef de peloton que je conduisais) - 1 camion avec mitrailleuse 12-7 - 1 camion avec mortier - 1 camion avec 2 A52 - 1 camion LRAC avec des grenadiers voltigeurs.
- De marque Berliet : 1 camion pour la maintenance et le ravitaillement en nourriture pour les hommes et en huile et carburant pour nos engins.

- René en tenue saharienne
Je garde un excellent souvenir de ce temps là, tant pour la beauté du paysage que pour la débrouillardise et l’imagination qu’il fallait développer pour vivre dans ce pays ; toutes ces expériences m’ont servi par la suite.
Aujourd’hui, les traces de l’emplacement du fort sont visibles sur les photos aériennes de Google Earth.
Si vous avez participé à cette aventure, avec moi, durant cette période de 1965 à Fort Gouraud, n’hésitez pas à me contacter.

- Passage de dunes

- Village à proximité du fort

- Camion enlisé dans le sable

- Cantonnement à Guelb el Ghein
- Les munitions sont placées au centre du camp

- Cantonnement en brousse

- Manoeuvres à Dbéa el Khadra

- Mine de fer de Kediet Idjil
- A proximité du fort

- La passe d’Aguir
- Une A.M.L

- Piste de la passe d’Aguir

- Grave accident d’avion au fort
- Le 15 juin 1965, 1 mort et 7 blessés.

- René en sentinelle









