
- Les deux pierres du moulin

Traditionnellement, deux moyens existent pour transformer les graines en farine : le mortier où elle est obtenue à coups de pilons et le moulin en pierres par effet de rotation.
Ce dernier est constitué de deux parties en pierres recherchées en zone rocheuse ou montagneuse. Elles doivent être égales, pesantes et seront arrondies si elles ne le sont pas ; le poids aidant à l’écrasement des graines et la forme facilitant le mouvement de rotation.
La partie inférieure avec son axe central en bois sera truffée à l’aide d’une pointe et d’un petit marteau, de pointillés, à la dimension d’une graine de mil, dont les bords juxtaposés et tranchants serviront de support à l’écrasement des graines, assuré par le mouvement de la partie supérieure.
Par son trou du milieu, la partie supérieure reposera sur la partie inférieure, ouvrant la voie à l’axe central de celle-ci et par la suite à la pénétration des graines prêtes à être écrasées. Sur le bord de la partie supérieure, est installé un morceau de bois, oblique d’une dimension confortant la main de l’usager.
Ce moulin, adapté à toutes les céréales (blé, mil, sorgho, orge …) est d’un usage quotidien. Dans la matinée, il est placé sur une partie de tissu propre pour la réception de la farine.

L’usager, généralement une femme, assure la rotation du moulin d’une main, tandis que par la seconde infiniment habile, elle introduit les graines par le trou supérieur sans interruption du mouvement. Dans l’après-midi, la farine servira à la préparation du couscous et de la soupe, repas du soir.

- Des graines à moudre

- Une main assure la rotation

- L’autre main introduit des graines







