L’oasis de M’haireth

par Ahmedou

Créé le : 29 août 2008

L’oasis de M’haireth se situe au sud–est à 70 km de la ville d’Atar capitale de la région de l’Adrar dans une zone Montagneuse.

L’oasis de M’haireth
L’oasis de M’haireth

Selon les données de l’annuaire statistique des oasis ASO, la population de M’haireth est estimée à 4 500 habitants partagée sur 350 familles, le pourcentage des familles exploitantes est de 100%, la superficie est de 187 hectares avec un nombre de palmiers estimé à 87 000 et 1 380 zeribas (parcelles clôturées).

Mur d’une zeriba
Mur d’une zeriba
A l’intérieur d’une zeriba
A l’intérieur d’une zeriba

Autre mur de clôture

Cette oasis est une longue et belle palmeraie de 15KM de long et de 100m à 1500m de large selon les endroits.

Palmiers à M'haireth

Le sol est occupé en partie par les palmeraies et par les dunes, les palmeraies elles–mêmes montrent plusieurs aspects, il existe des zones très verdoyantes et bien entretenues, des zones moins verdoyantes avec des palmiers espacés et des zones stériles envahies par les dunes.

M'haireth village

L’habitat se trouve en dehors de la palmeraie, coincé entre la falaise de grés et la verdure des palmeraies. Du point de vue géologique la vallée de M’haireth correspond au passage des accidents tectoniques qui affectent les formations gréseuses Cambro-silurienne [1]. Ces grès forment des falaises sur le long de la vallée sur des dizaines de km.

L'irrigation est très organisée

La palmeraie est irriguée par l’eau des puits qui provient soit des alluvions soit des formations gréseuses sous-jacentes, suivant les connaissances actuelles on ne connait pas le nombre de puits et de motopompes dans la palmeraie de M’haireth. Les cultivateurs avancent le chiffre à 1500 puits mais ce chiffre reste à vérifier, il n’existe pas à l’heure actuelle des chiffres sur ce point.

Le puits pour la pompe
Le puits pour la pompe
Et celui pour l’eau
Et celui pour l’eau

La majorité des agriculteurs ont recours aujourd’hui à des groupes motopompes (à moteur diesel où à essence parfois adapté à l’utilisation de gaz butane), mais certes et force de le constater que cette technique est abandonnée par les oasiens.

La moto-pompe est en route
La moto-pompe est en route

Les agriculteurs creusent alors à grands frais (300 000 ouguiyas pour les deux puits), un second puits communiquant par une ouverture avec le premier, le « vrai » puits pour y descendre le groupe motopompe et de vaincre ainsi la profondeur. La pompe doit alors à la fois aspirer et refouler l’eau et ceci dans un « trou » peu aéré où la température atteint facilement à 48°C au milieu de la journée en saison chaude, autrement dit des conditions peu propices à la longévité des pompes, en effet les agriculteurs interrogés font état des pannes graves fréquentes, notamment au niveau des moteurs, de la difficulté de trouver les pièces de rechanges indispensables (les importateurs veulent vendre du matériel neuf et se soucient peu du service après vente) et de mécaniciens sérieux. La durée de vie des groupes motopompes n’est que d’un à trois ans.

M’haireth
M’haireth

[1] Cambro-silurienne : (paléontologie) relatif à une période du paléozoïque inférieur.