- La course de chameaux
- Vidéo : durée 4mn 58’
Il est 10h00. Le thermomètre affiche 30°, température importante pour cette fin décembre.
Les 17 concurrents se rendent au point de départ éloigné de 8km. Le repérage de la piste est en cours. Il faut sur un sol dur, sans cailloux, pour éviter tout risque pour les hommes et les bêtes.

- Arrivée des taxi-brousse
Trois taxi-brousse, chargés chacun d’environ 20 passagers arrivent sur la zone. Ils déversent spectateurs et musiciens. La fête commence. La course est partie.
Les commissaires ont écarté 2 faux concurrents qui s’étaient glissés dans le groupe de tête.
Installés sur la ligne d’arrivée, une demi-heure plus tard,nous commençons à apercevoir au loin, au milieu d’un brouillard de chaleur, les minuscules points noirs des méharistes.
Les équipages se rapprochent et les « youyou » redoublent.
Sur la ligne d’arrivée, l’ambiance s’échauffe. Les spectateurs commencent à reconnaître les concurrents qui s’échelonnent au loin sur la distance.
Le sprint final est lancé, l’ambiance est à son comble, les turbans s’agitent au rythme des cris, des sauts et des galipettes de tout style.

- Le chameau gagnant a son turban
Le premier franchit la ligne et saute de sa monture en plein élan. Les femmes se ruent sur la croupe de l’animal essoufflé, un turban lui est noué autour de la tête.

- La joie est sur tous les visages
Les gens dansent autour du vainqueur. Il est ravi.
Le sourire revient vite sur le visage du second, un peu déçu de ne pas avoir gagné. Une courte altercation survient entre le 5ème et le 6ème concurrent ayant passé la ligne à une encolure d’écart. Puis arrivent régulièrement les autres, jusqu’au dernier, auquel je ne peux donner d’âge, mais toujours avec la même joie.

- Distribution des prix et applaudissements
La remise des prix s’effectue dans la bonne humeur. L’émotion est forte car le premier prix est d’une valeur équivalente à 1,5 mois de salaire. Des petits cadeaux, offerts aux autres participants, effacent les discordes.

- Le 4x4 a chargé ses passagers
Après le thé, les taxi-brousse rechargent leurs passagers.
Dans la demi-heure qui suit, toute la zone est à nouveau désertique comme si rien ne s’était passé.
Il me restera toujours, ancré dans nos mémoires, ces instants magiques, au milieu de rien. Avec peu de choses, une fête s’organise regroupant une centaine de personnes dans une fraternité remarquable. C’est ça la magie du désert ! Merci Idoumou.





